Télévision publique: Les consommateurs hostiles à payer pour ne plus voir la pub !

 

Communiqué de presse Le 24 janvier 2008 Télévision publique: Les consommateurs hostiles à payer pour ne plus voir la pub ! Après l’annonce surprise par le Président de la République de sa volonté de supprimer la publicité sur les chaînes de télévision du service public, l’essentiel des discussions et des interrogations porte aujourd’hui sur les mesures à mettre en œuvre pour que ce service public puisse avoir les moyens de continuer à fonctionner et à se développer. La piste initialement ouverte par le Président de la République comprenait deux volets : l’application d’une taxe sur les revenus publicitaires des chaînes privées d’une part et d’une taxe sur les revenus des fournisseurs d’accès Internet et opérateurs de téléphonie mobile de l’autre. Le premier volet semble aller de soi : il ne fait aucun doute que les chaînes privées bénéficieront très largement de la suppression de la publicité sur les chaînes du service public, les investissements publicitaires faits jusque là sur ces antennes se reportant massivement sur elles tandis qu’elles pourront sans difficulté faire augmenter le prix de leurs écrans. Ce que l’Etat donne d’une main, il le reprendrait donc de l’autre, et c’est de bonne guerre. La CLCV est en revanche réservée quant à la deuxième partie de la proposition, à savoir la mise en œuvre d’une nouvelle taxe sur les fournisseurs d’accès et opérateurs de téléphonie mobile. Il est tout d’abord difficile de trouver la justification d’une telle taxe dans la mesure où l’éventuel report d’investissements publicitaires sur les nouveaux médias que sont l’internet et le téléphone mobile bénéficiera en premier lieu aux éditeurs de contenus, et non aux opérateurs de communications électroniques. D’autre part, et surtout, il ne fait aucun doute qu’une telle taxe se retrouverait répercutée sur le montant des abonnements et frais payés par les consommateurs. Ceux-ci se retrouveraient donc obligés de payer, qu’ils soient d’accord ou non, pour financer la disparition de la publicité sur les chaînes publiques… Et cela à l’heure où l’on ne cesse d’évoquer, à juste titre, les difficultés de pouvoir d’achat des ménages, liées en partie au développement de ce poste budgétaire que représentent les nouveaux moyens de communication… Quant à la nouvelle idée qui semble prendre corps, prévoyant le développement d’une taxe sur tous les matériels servant, plus ou moins, à regarder la télévision (téléviseurs, ordinateurs, téléphone mobile, …), la CLCV s’y opposera encore plus fermement, pour les mêmes raisons que celles déjà citées. Notre étude réalisée par MV2/SSI démontre que les Français sont majoritairement favorables à la suppression de la publicité sur les chaînes publiques (54%), mais jugent cette mesure non prioritaire pour 78% et souhaitent que cette suppression soit compensée par le seul prélèvement sur les publicités des chaînes privées. La CLCV est fondamentalement attachée à l’existence d’un service public audiovisuel de qualité ; dans un environnement concurrentiel, il est nécessaire pour cela de lui assurer les moyens de fonctionner. En décidant de priver les chaînes publiques du bénéfice des investissements publicitaires, les pouvoirs publics s’imposent l’ardente obligation de trouver de nouvelles ressources ; mais celles-ci ne doivent en aucun cas reposer à nouveau sur une contribution supplémentaire demandée aux consommateurs, déjà (trop) largement sollicités par ailleurs.

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Contact: Christian SAQUET Président Région BRETAGNE 06 62 40 17 55

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