Les consommateurs n’accepteront pas que l’objectif du bon état écologique de l’eau en 2015 ne soit pas atteint !

Malgré tous les engagements de bonnes pratiques et les sommes investies, la dégradation de la qualité des ressources en eau est continue depuis de nombreuses années. Les retards pris et la fuite en avant « pollution-dépollution » conduisent dans certaines régions à la fermeture de certains captages ou à la dilution des eaux polluées avec celles qui le sont moins ! Les réponses offertes et notamment les redevances inéquitables qu’ils acquittent, représentant 80% des budgets des agences de l’eau, n’ont pas données satisfaction. L’état des lieux prévu par la Directive Cadre sur l’Eau met en évidence que la frilosité des politiques publiques en la matière ne permettra pas d’atteindre partout l’objectif de bon état écologique des ressources. Un rapport de l’Ifen d’octobre 2006 précise même que cela serait le cas pour 77% des masses d’eau superficielles et 57% des masses d’eau souterraines. Les consommateurs contestent la double peine qu’ils subissent : les atteintes à la santé et à l’environnement par les polluants les plus nocifs et le fait de devoir payer toujours plus pour rendre l’eau potable et retraiter les eaux usées (assainissement collectif et non collectif). A la veille de la journée mondiale de l’eau, la CLCV organise une nouvelle campagne de sensibilisation des consommateurs, des producteurs et des décideurs, et les invite à se rencontrer autour d’une dégustation de différentes catégories d’eau dans ses bars à eau. Elle rappelle à cette occasion ses propositions : la protection des périmètres de captages d’eau potable et la réduction des nuisances en amont, comme action prioritaire des programmes des agences de l’eau, l’instauration dans toutes les régions d’une aide financière des Agences de l’eau destinée aux particuliers pour la mise aux normes des installations d’assainissement non collectif, comme pour le raccordement au réseau d’assainissement collectif, et pour la collecte des eaux pluviales en complément du crédit d’impôt, la révision de la position négative de la Direction des affaires sanitaires en ce qui concerne la récupération de l’eau de pluie, l’augmentation de la redevance pour pollution diffuse que les fabricants de produits phytosanitaires doivent payer afin qu’elle corresponde à l’impact de ces produits, et la révision des conditions de leur mise sur le marché. Contact : Christian SAQUET Président CLCV BRETAGNE 06 62 40 17 55 Retrouvez dans le cadre de notre campagne nationale « On veut pouvoir boire l’eau du robinet », tous nos bars à eau sur le site de la CLCV : www.clcv.org

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